L'art et l'industrie du fer découpé

Croix des Bouquets fut fondée en 1749, par décret royal, sur un terrain offert par les propriétaires des Habitations Santo, Noailles, Bellanton et d’Argout à la Savane d’Oublon. La petite histoire dit que la ville tient son nom de cette tradition qu’avaient les espagnols de passage de déposer des bouquets de fleurs au pied d’une grande croix qui se trouvait sur le terrain où la ville fut construite. Même si la légende n’est pas vérifiée, Croix des Bouquets poursuit une tradition de beauté à travers la sculpture du fer, et le village de Noailles est au cœur de cette tradition.


Bourg de la Croix des Bouquets - Extrait de carte du XVIIIe siècle
Bourg de la Croix des Bouquets - Extrait de carte du XVIIIe siècle
Situé à quelques minutes de la municipalité, le village de Noailles est l’une des grandes capitales d’artisans du fer découpé, ce qui explique sa célébrité et un dynamisme économique peu commun en Haïti. Certains ateliers emploient à temps plein plus d’une dizaine d’artistes, ce, tout au long de l’année. Dans le cadre du projet « Kore atis ak atizan » subventionné par la Commission Européenne à travers le programme PRIMA, des visites guidées gratuites des ateliers s’y déroulent pendant une année.
Rédigé par Fondation AfricAméricA le Mardi 2 Septembre 2008 à 21:04 | Commentaires (2)

L'atelier de Serge Jolimeau


Serge Jolimeau

Quelques photos >>>
© Maxence Denis
Rédigé par Fondation AfricAméricA le Lundi 1 Septembre 2008 à 00:58 | Commentaires (0)

Né en 1976, Jose Delpé a grandi dans une famille matrifocale, sous le toit de sa grand-mère, entouré de ses tantes et de sa mère. Il n’a pas connu son père.

Le « patronyme » de Delpé, originaire de la localité de Guédon, s’est transmis jusqu’à lui par la lignée maternelle. Ces considérations, aux yeux de l’artiste, expliquent en partie sa précocité sur le marché professionnel.


Jose Delpé
Jose Delpé
Initié à la pratique de la tôle découpée, par deux oncles maternels, il abandonne ses études classiques après la seconde et s’adonne, à la manufacture d’objets typiques de la Croix-des-Bouquets.

J’ai toujours excellé en dessin, dès ma tendre enfance, j’ai réalisé des figurines en fer découpé, j’ai gagné mon premier dollar américain vers l’age de dix ans, j’avais réussi un petit personnage.

J’ai le sentiment d’avoir presque toujours subvenu à mes propres besoins. Je contribuais aux dépenses de la maison.


Dans l’univers frontal du fer découpé et dans la foulée de Gabriel Bienaimé, les sculptures de Jose Delpé s’érigent en exceptions, constructions fantasmagoriques campées en pieds ou haut-reliefs s’arrachant à la planéité des cimaises, elles opèrent une double rupture du point de vue spatial et historique.
jose_oeuvres.pdf Jose_oeuvres.pdf  (880.27 Ko)
Rédigé par Fondation AfricAméricA le Dimanche 31 Août 2008 à 20:12 | Commentaires (0)

Falaise Péralte est né le 20 novembre 1965, il grandi dans la bourgade de Noailles à Croix-des-Bouquets. Il fréquente l’école primaire des Espiscopaliens, jusqu’au Certificat d’Études Primaires.

A douze ans, il échappe à la noyade, un fait que ses proches et lui interprètent comme un évènement surnaturel :


Falaise Péralte - Noailles, juillet 2008
Falaise Péralte - Noailles, juillet 2008
Agoué m’a prit, il allait m’entraîner dans le bassin Manmanmyèl, j’ai été sauvé de justesse par un Ougan, Mirard Bernardeau.

Depuis je n’ai plus jamais été normal. J’ai appris à dessiner en songe. A quatorze ans j’ai commencé à tailler la tôle à l’atelier de Gabriel Bienaimé. Mais auparavant, j’admirais les œuvres de Georges Liautaud.


Pendant six années consécutives, Falaise va travailler sous la direction de Gabriel Bienaimé. C’est vers l’age de vingt et un ans qu’il s’adonne à la création personnelle.

Poussé par l’urgence de distinguer son œuvre des milliers de pièces produites parfois en série, dans ce petit village de Noailles, abritant pas moins d’une trentaine d’ateliers de sculpture, par la recherche d’un langage très personnel, Falaise Péralte développe un singulier dessin.
Rédigé par Fondation AfricAméricA le Samedi 30 Août 2008 à 21:14 | Commentaires (0)


L'association des Artistes et Artisans de la Croix des Bouquets (ADAAC) a été formellement enregistrée le 30 juin 2008.


Ses objectifs sont les suivants :
1) encadrer socialement les artistes et artisans
2) participer à l'épanouissement social des jeunes talentueux
3) faire la promotion de la production artisanale et artistique de Noailles dans une perspective d'échanges équitables
4) jouer un rôle dans le processus de développement intégral du pays.

Sa devise est : "Unissons-nous pour le développement durable".
Rédigé par Pascale / AAA le Mercredi 6 Août 2008 à 01:27 | Commentaires (3)

Dans le cadre de ses actions de renforcement des ateliers d'artistes et d'artisans du Bel Air et de Croix des Bouquets, en partenariat avec la Commission Nationale de Désarmement Démantèlement et Réinsertion (CNDDR), la Mairie de Port-au-Prince, la Commission Européenne (programme PRIMA) et le Centre de Gestion des Fonds Locaux (CGF) de l'Agence Canadienne de Coopération Internationale (ACDI), la Fondation AfricAméricA, inaugure un cycle de visites guidées gratuites.



Fer découpé de Noailles
Fer découpé de Noailles
Dates des prochaines visites :

Samedi 23 août 2008, Croix des Bouquets
Visite guidée du village des sculpteurs de Noailles en collaboration avec l'Association des Artistes et Artisans de la Croix des Bouquets (ADAAC).
Rendez-vous : 9h am devant l’entrée du Parc de la Canne à Sucre

Lire l'article de Haiti Press Network >>>

Samedi 30 août 2008, Bel Air
Visite guidée des sites historiques et ateliers des artistes et artisans du quartier du Calvaire en collaboration avec l'Association KAABEL (Coordination des Artistes et Artisans du Bel Air)
Rendez-vous : 9h am devant l’Annexe de la Mairie de Port-au-Prince, au Canapé Vert
Rédigé par Pascale / AAA le Mardi 5 Août 2008 à 17:12 | Commentaires (0)
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