L'art et l'industrie du fer découpé


Il était une fois un jeune aristocrate français, cadet de famille, et donc destiné à la carrière militaire tandis que son frère aîné jouit de son marquisat et du revenu des terres ancestrales, en plein Berry. À ceci près que l’aîné se marie avec une héritière (pour un quart) d’une sucrerie de Saint-Domingue, dans la plaine du Cul-de-Sac. Mariage fastueux, à Versailles, en présence de la famille royale s’il vous plait, Louis XVI et Marie-Antoinette signant les registres…


Habitations Bourgogne, d'Argout, Noailles
Habitations Bourgogne, d'Argout, Noailles
Mais, la Révolution ayant éclaté, le cadet part dans les troupes royales à Saint-Domingue pour le maintien de l’ordre, dans une colonie en proie à des convulsions, débarquant à Port-au-Prince, assistant aux âpres luttes pour le pouvoir, notamment de par les Blancs autonomistes. Il a également la procuration de son frère pour veiller sur sa sucrerie. C’est alors que débarquent les Anglais ; toute la plaine du Cul-de-Sac passe sous leur contrôle. Notre cadet, méfiant vis-à-vis de la Révolution, fait partie des officiers qui rejoignent les Anglais et va effectuer diverses opérations de maintien de l’ordre britannique jusqu’au retrait de ceux-ci, en 1798, tandis que Toussaint Louverture s’affirme chaque jour davantage comme «l’homme qui monte».

Entre-temps, le jeune officier avait été mis en possession de la sucrerie familiale, et va, notamment à partir de 1798, effectuer un considérable effort de remise en fonctionnement. Il est également titulaire de procurations pour gérer les habitations Noailles et d’Argout, mitoyennes de la sienne. Car, malgré les incertitudes politiques et les tensions qui règnent, le jeune homme est tombé sous le charme du pays au point de renoncer à sa part d’héritage en métropole, pour l’échanger contre la part de son aîné à Saint-Domingue, c’est-à-dire le quart de la sucrerie. Il faut dire qu’une concubine domingoise a favorisé cet ancrage…
Rédigé par J-L Donnadieu pour la Fondation AfricAméricA le Jeudi 12 Mars 2009 à 20:43 | Commentaires (1)


Un financement de 10 000 $ US du Bureau de l’UNESCO en Haïti, a permis à la Fondation AfricAméricA, en collaboration avec l’Association des Artistes et Artisans de Croix des Bouquets (ADAAC), de réaliser un rêve : la construction d’un espace collectif d’exposition et de conservation uniquement dédié à la création plastique contemporaine en Haïti.


L'inauguration du Musée Georges Liautaud
La Fondation AfricAméricA, avec son nouveau statut de propriétaire, a inauguré cet espace portant le nom d’un légendaire maître de l’art haïtien, le sculpteur Georges Liautaud (né à la Croix des Bouquets le 26 janvier 1899 ; il y passera toute sa vie jusqu’à sa mort, en août 1992).

Ce dimanche 25 janvier 2009, dans le cadre du projet « Kore Atis Ak Atizan » financé par la Commission Européenne (programme PRIMA), une visite guidée du village artistique de Noailles à Croix des Bouquets coïncidait avec l’organisation d’une foire artisanale dans la cour du maître Serge Jolimeau et l’inauguration du Musée Georges Liautaud.


REPORTAGE PHOTOS >>>
© Tessa Mars et Maksaens Denis
Rédigé par Barbara Prézeau / AAA le Mercredi 28 Janvier 2009 à 05:22 | Commentaires (0)
Hommage à Georges Liautaud - Exposition du 25 janvier au 25 février 2009
ADAAC et AfricAméricA

vous invitent à l'inauguration du

MUSÉE GEORGES LIAUTAUD

Dimanche 25 janvier 2009, à partir de 10h
Village de Noailles, Croix des Bouquets

Suivre le parcours fléché
depuis le carrefour Tabarre - Route de l'aéroport


Avec la participation des artistes :
Baptiste, Benjamin, Bleus, Casseus, Celeur, Charnel, Dodard, Eugène, Guyodo, Georges, Jack, Jean-Baptiste, Jolimeau, Jose, Mars, Péralte, Prézeau, Rony, Wilbert, Zaka

Commissaire d'exposition : Maksaens Denis


Intervention de Barbara Prézeau, présidente de la Fondation AfricAméricA,
à l'occasion de l'inauguration du Musée.

Interview avec Eddy J. Rémy, président de l'ADAAC
Le Nouvelliste du 23 janvier 2009

Reportage de Pierre Clitandre : Une quête de dialogue esthétique
Le Nouvelliste du 26 janvier 2009
Rédigé par Fondation AfricAméricA le Vendredi 23 Janvier 2009 à 23:57 | Commentaires (0)

La prochaine visite au village des sculpteurs de Noailles, à Croix des Bouquets, aura lieu dans la matinée du dimanche 25 janvier 2009. Elle coïncidera avec différentes activités organisées à l’occasion de la célébration de l’anniversaire de la naissance du sculpteur Georges Liautaud, le 26 janvier 1899.


Fers découpés de Noailles - Ajoupa Sadrole
Fers découpés de Noailles - Ajoupa Sadrole
Dans le cadre de ses actions de renforcement des ateliers d’artistes et d’artisans de Croix des Bouquets, en partenariat avec la Commission Européenne (programme PRIMA) la Fondation AfricAméricA, organise un cycle de visites guidées gratuites.

Au programme :
- inauguration du Musée de Noailles
- visite de l’exposition en hommage à Georges Liautaud
- visite guidée du village
- foire-exposition organisée par l’Association des Artistes et
Artisans de la Croix des Bouquets (ADAAC)

Rédigé par Fondation AfricAméricA le Jeudi 22 Janvier 2009 à 06:44 | Commentaires (0)

Georges LIAUTAUD est né à la Croix-des-Bouquets le 26 janvier 1899. Il passera toute sa vie jusqu’à sa mort, en août 1992.


Portrait de G. Liautaud par Luce Turnier
Portrait de G. Liautaud par Luce Turnier
Georges LIAUTAUD fait d’abord des études classiques à Port-au-Prince chez les Frères de St Joseph puis au Lycée Pétion. Il travaille ensuite à la Haitian-American Sugar Company (HASCO) où il répare les rails du réseau ferroviaire de l’exploitation sucrière. En 1947, il s’établit à son compte et ouvre sa propre forge à la Croix-des-Bouquets. Il y exécute toutes sortes de travaux ordinaires, fabrique du matériel, répare des outils, et forge, à la demande, des croix pour les tombes du cimetière.

Un jour de 1953, ces croix sont remarquées par Dewitts PETER, américain amateur d’art établi en Haïti, où il avait fondé le Centre d’Art en 1944.

Si Georges LIAUTAUD est alors dépositaire d’une tradition déjà existante en Haïti, sans doute héritière des pratiques et des symboliques européennes et africaines, la rencontre avec Dewitts PETER est cruciale, car celui-ci pousse Georges LIAUTAUD sur la voie de la création artistique à proprement parler : il l’incite à faire de la sculpture et lui donne une forme d’encadrement et de promotion.

C’est donc à l’âge de 54 ans que Georges LIAUTAUD débute véritablement sa carrière artistique. Il rencontre rapidement le succès et la reconnaissance internationale : ses œuvres sont exposées à l’étranger, au Houston Museum of Art en 1955 ou à la Biennale de São Paulo, en 1959, par exemple.
Rédigé par Pascale / AAA le Jeudi 22 Janvier 2009 à 06:07 | Commentaires (1)

Dans le cadre de ses actions de renforcement des ateliers d’artistes et d’artisans de Croix des Bouquets, en partenariat avec la Commission Européenne (programme PRIMA) la Fondation AfricAméricA, organise un cycle de visites guidées gratuites.


Visite guidée du 23 août 2008
Visite guidée du 23 août 2008
La prochaine visite au village des sculpteurs de Noailles, à Croix des Bouquets, aura lieu dans la matinée du samedi 4 octobre. Elle coïncidera avec la célébration de la Fête de Notre-Dame du Rosaire, patronne de la commune de Croix des Bouquets.

En collaboration avec l’Association des Artistes et Artisans de la Croix des Bouquets (ADAAC), un certain nombre d’ateliers seront visités et une exposition-vente sera proposée.

5 Generations of Metal Sculptors by Jacqualine Labrom
sur HaïtiXChange

Le transport (depuis Port-au-Prince) et la visite sont gratuits. L’inscription se fait à l’avance, à partir du 24 septembre 2008, par téléphone et/ou courriel.
Rédigé par Pascale / AAA le Samedi 20 Septembre 2008 à 16:19 | Commentaires (0)
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