L'art et l'industrie du fer découpé


Extrait du site "Alliance - Haïti" ...


"Les habitations de la plaine du Cul de Sac près de Port-au-Prince, ont prospéré avant d'être désaffectées au XIX ième siècle et surtout après 1920-1925 à la suite de la formation de la Haitian Américan Sugar Company. La plupart des habitations sont rapidement tombées en ruine. Les vestiges ont tendance à disparaître aujourd'hui. Il en reste cependant une vingtaine dignes d'être visités. Ils sont tous situés en bordure de la nationale 4 et sur la route de Malpasse et de la frontière dominicaine, mais pas toujours facile d'accès . Le circuit touristique pourrait cependant conduire à Santo, d'Argout, Borgella, Jumecourt, puis à Noailles, Digneron, Rocheblanche et Dumay; toutes ces habitations sont situées en bordure de la route locale allant de la Croix-des-Bouquets au Bassin général sur la rivière Grise.

La route nationale traverse l'habitation Santo. L'étuve qu'on peut voir sur la droite en allant à la Croix-des-Bouquets est encore en excellent état. A gauche se trouve le double moulin à bêtes, merveille d'architecture de briques, le plus grand, pense t'on, du bassin de la Caraïbe. De la chaufferie, il ne subsiste que quelques pas de mur et une très belle cheminée en briques rouges.
Aqueduc colonial de l'Habitation Digneron - © Arnold Antonin
Aqueduc colonial de l'Habitation Digneron - © Arnold Antonin
Rédigé par Fondation AfricAméricA le Mardi 14 Avril 2009 à 23:33 | Commentaires (1)


Il était une fois un jeune aristocrate français, cadet de famille, et donc destiné à la carrière militaire tandis que son frère aîné jouit de son marquisat et du revenu des terres ancestrales, en plein Berry. À ceci près que l’aîné se marie avec une héritière (pour un quart) d’une sucrerie de Saint-Domingue, dans la plaine du Cul-de-Sac. Mariage fastueux, à Versailles, en présence de la famille royale s’il vous plait, Louis XVI et Marie-Antoinette signant les registres…


Habitations Bourgogne, d'Argout, Noailles
Habitations Bourgogne, d'Argout, Noailles
Mais, la Révolution ayant éclaté, le cadet part dans les troupes royales à Saint-Domingue pour le maintien de l’ordre, dans une colonie en proie à des convulsions, débarquant à Port-au-Prince, assistant aux âpres luttes pour le pouvoir, notamment de par les Blancs autonomistes. Il a également la procuration de son frère pour veiller sur sa sucrerie. C’est alors que débarquent les Anglais ; toute la plaine du Cul-de-Sac passe sous leur contrôle. Notre cadet, méfiant vis-à-vis de la Révolution, fait partie des officiers qui rejoignent les Anglais et va effectuer diverses opérations de maintien de l’ordre britannique jusqu’au retrait de ceux-ci, en 1798, tandis que Toussaint Louverture s’affirme chaque jour davantage comme «l’homme qui monte».

Entre-temps, le jeune officier avait été mis en possession de la sucrerie familiale, et va, notamment à partir de 1798, effectuer un considérable effort de remise en fonctionnement. Il est également titulaire de procurations pour gérer les habitations Noailles et d’Argout, mitoyennes de la sienne. Car, malgré les incertitudes politiques et les tensions qui règnent, le jeune homme est tombé sous le charme du pays au point de renoncer à sa part d’héritage en métropole, pour l’échanger contre la part de son aîné à Saint-Domingue, c’est-à-dire le quart de la sucrerie. Il faut dire qu’une concubine domingoise a favorisé cet ancrage…
Rédigé par J-L Donnadieu pour la Fondation AfricAméricA le Jeudi 12 Mars 2009 à 20:43 | Commentaires (1)

Georges LIAUTAUD est né à la Croix-des-Bouquets le 26 janvier 1899. Il passera toute sa vie jusqu’à sa mort, en août 1992.


Portrait de G. Liautaud par Luce Turnier
Portrait de G. Liautaud par Luce Turnier
Georges LIAUTAUD fait d’abord des études classiques à Port-au-Prince chez les Frères de St Joseph puis au Lycée Pétion. Il travaille ensuite à la Haitian-American Sugar Company (HASCO) où il répare les rails du réseau ferroviaire de l’exploitation sucrière. En 1947, il s’établit à son compte et ouvre sa propre forge à la Croix-des-Bouquets. Il y exécute toutes sortes de travaux ordinaires, fabrique du matériel, répare des outils, et forge, à la demande, des croix pour les tombes du cimetière.

Un jour de 1953, ces croix sont remarquées par Dewitts PETER, américain amateur d’art établi en Haïti, où il avait fondé le Centre d’Art en 1944.

Si Georges LIAUTAUD est alors dépositaire d’une tradition déjà existante en Haïti, sans doute héritière des pratiques et des symboliques européennes et africaines, la rencontre avec Dewitts PETER est cruciale, car celui-ci pousse Georges LIAUTAUD sur la voie de la création artistique à proprement parler : il l’incite à faire de la sculpture et lui donne une forme d’encadrement et de promotion.

C’est donc à l’âge de 54 ans que Georges LIAUTAUD débute véritablement sa carrière artistique. Il rencontre rapidement le succès et la reconnaissance internationale : ses œuvres sont exposées à l’étranger, au Houston Museum of Art en 1955 ou à la Biennale de São Paulo, en 1959, par exemple.
Rédigé par Pascale / AAA le Jeudi 22 Janvier 2009 à 06:07 | Commentaires (0)

- Les archives de la famille de Jean-Baptiste Drouillard, par Germain J. Bienvenu

- Recherche sur la famille Estiverne - Louis Estiverne, Anne Fuller
Rédigé par Fondation AfricAméricA le Mercredi 17 Septembre 2008 à 00:37 | Commentaires (0)

Croix des Bouquets fut fondée en 1749, par décret royal, sur un terrain offert par les propriétaires des Habitations Santo, Noailles, Bellanton et d’Argout à la Savane d’Oublon. La petite histoire dit que la ville tient son nom de cette tradition qu’avaient les espagnols de passage de déposer des bouquets de fleurs au pied d’une grande croix qui se trouvait sur le terrain où la ville fut construite. Même si la légende n’est pas vérifiée, Croix des Bouquets poursuit une tradition de beauté à travers la sculpture du fer, et le village de Noailles est au cœur de cette tradition.


Bourg de la Croix des Bouquets - Extrait de carte du XVIIIe siècle
Bourg de la Croix des Bouquets - Extrait de carte du XVIIIe siècle
Situé à quelques minutes de la municipalité, le village de Noailles est l’une des grandes capitales d’artisans du fer découpé, ce qui explique sa célébrité et un dynamisme économique peu commun en Haïti. Certains ateliers emploient à temps plein plus d’une dizaine d’artistes, ce, tout au long de l’année. Dans le cadre du projet « Kore atis ak atizan » subventionné par la Commission Européenne à travers le programme PRIMA, des visites guidées gratuites des ateliers s’y déroulent pendant une année.
Rédigé par Fondation AfricAméricA le Mardi 2 Septembre 2008 à 21:04 | Commentaires (2)

- Wyclef Jean
"Gen nèg ki panse brooklyn m' fèt, ayiti m' fèt, kwa de boukè, kwa de boukè"
http://www.testicanzone.com/408968/Sang_Fezi(feat._Lauryn_Hill.html
Memoirs of an Immigrant
Rédigé par Fondation AfricAméricA le Samedi 2 Août 2008 à 15:21 | Commentaires (0)